Maïwenn
Le bal des actrices
Revue de Presse

Distribution : SND
http://www.snd-films.com





  • Le Figaro et Figaro Magazine


    Photo DR
    http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/01/24/01006-20090124ARTFIG00118--le-bal-des-actrices-.php

    Maïwenn a tous les culots. Dans son deuxième long-métrage, elle se fait filmer alors qu'elle tente de réaliser un documentaire sur les actrices. De la star déprimée à la passionnée « crève-la-dalle », de la ringarde contrainte de faire la promotion de portables à la soixantenaire hors norme, toutes sont là : croquées d'un coup de caméra, sans concession. Difficile de savoir où s'arrête la fiction, où commence le moment de vérité, même orchestré. Au fur et à mesure du casting, la réalisatrice s'est inspirée de la personnalité des comédiennes impliquées dans le projet - Estelle Lefébure, Mélanie Doutey, Charlotte Rampling, Linh Dan Pham... - pour écrire à chacune un personnage sur mesure. Selon les cas, la frontière entre la femme et le rôle peut avoir la transparence d'une larme, comme lorsque Muriel Robin se remaquille en clown après avoir livré un duel poignant avec un metteur en scène de théâtre. Par le judas du rideau rouge, ce ne sont pas les artistes qui observent la salle, mais l'inverse. On découvre les coulisses d'un métier qui fait rêver, on s'amuse des reparties de Joey Starr, du numéro épatant de Marina Foïs. La fragilité de ces dames qui vivent du désir des autres ou se meurent lorsque l'indifférence l'emporte font d'elles des êtres à part souvent très attachants. Avec son visage de sainte d'icône qui siffle le rappel, Maïwenn fait preuve d'une audace, d'une lucidité, d'un sens de l'autocritique particulièrement rares et réjouissants. Plaisir plein cadre pour cette comédie aussi lumineuse qu'un miroir à facettes.

    Comédie de Maïwenn, avec elle-même, Joey Starr, Karin Viard, Julie Depardieu et Marina Foïs.

    Août 2009 (Sortie du DVD) : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/08/29/01006-20090829ARTFIG00101--le-bal-des-actrices-.php :
    "Une actrice, c'est une femme à son extrême",dit Bertrand Blier dans le bonus qui accompagne l'étrange et passionnant film de Maïwenn. Sur l'écran, au travers d'une dizaine de comédiennes, se dessine l'univers fantasque et terre à terre de ces femmes que le gigantisme de l'écran magnifie, malmène ou tue. La réalisatrice a écrit pour Mélanie Doutey, Marina Foïs, Charlotte Rampling, Julie Depardieu, Jeanne Balibar, Karin Viard et quelques autres des situations et des dialogues qui, portés par l'improvisation, font de l'ensemble un creuset un tantinet voyeur où l'émotion ruisselle. Difficile de sortir indemne de ce voyage au pays des sentiments, de la comédie et des chansons. Le film est un festin, les bonus du DVD un vrai dessert.

    Valérie Lejeune

  • Comme au cinéma.com

    http://www.commeaucinema.com/film=le-bal-des-actrices,94735.html

    L'affiche, magnifique de pureté et de sensualité, attire ! Et en arrivant dans la salle de projection, je m'attends à voir un documentaire sur les actrices, quelques actrices triées sur le volet par la jeune réalisatrice.
    Mais dès la première minute, je comprends que Le Bal des actrices , galerie de portraits de comédiennes plus ou moins connues et plus ou moins jeunes, est un « docufiction ». A la première image, un sourire se dessine sur mon visage, sourire qui reviendra souvent au fil du film, parsemé de passages fort émouvants.
    Et même si parfois la fiction paraît rejoindre la réalité, le doute est ôté par ces délicieux moments musicaux, instants de pur bonheur, où chaque actrice chante son morceau… tantôt composé par Joey Starr, tantôt par Anaïs ou encore Benjamin Biolay.
    Le Bal des actrices, jeu de miroirs déformants, charme par ces portraits de femmes à contre-emploi, loin de leur image habituelle, jusqu'à atteindre, pour certaines, l'autodérision la plus totale.
    Le casting est savoureux côté actrices : Karin Viard, Marina Foïs, Julie Depardieu ou encore Jeanne Balibar sont désopilantes ; Romane Bohringer ou Muriel Robin sont bouleversantes de faux désespoir. Il est surprenant côté messieurs, avec un Yvan Attal antipathique et un Jacques Weber colérique et blessant. Il est surtout très étonnant avec un Joey Starr plutôt bon acteur à la gouaille qui fait mouche à chaque réplique.
    Maïwenn, pour son deuxième long métrage, nous livre un film intelligent et drôle où tout sonne juste, sans cesse sur le fil entre documentaire et fiction, entre rire et émotion, entre dialogues et musique... Une très belle surprise !

    Stéphanie Viards

    INTERVIEW de MAIWENN sur commeaucinema.com



  • Europe 1

    http://www.europe1.fr/

    Le bal des actrices", une réalisatrice qui filme des actrices

    Documentaire, fiction, comédie musicale... "Le bal des actrices" de Maïwenn joue sur le fil avec tous les genres et réunit un casting impressionnant, de Charlotte Rampling à Muriel Robin en passant par Romane Bohringer, Christine Boisson ou Karine Viard. Tout est faux mais paraît vrai. Un film Europe 1.

    Contrairement à ce qu'on pourrait croire, un scénario a été écrit pour "Le bal des actrices". La réalisatrice, actrice, productrice, scénariste, Maïwenn Le Bescot, qui rêvait toute petite de faire un film drôle sur le métier d'actrice, a longuement travaillé sur l'écriture du film. Mais elle n'a pas souhaité enfermer les acteurs dans un carcan. Résultat : on sent qu'ils ont pris certaines libertés.
    Il faut dire que le casting renferme quelques... Personnalités : Jeanne, Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Estelle Lefébure, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karin Viard... Et j'en passe. Toutes jouent... Elles-même en fait. Et il ne faut pas oublier un Joey Starr, détonnant, en père de famille exemplaire.
    Le sujet : une réalisatrice veut faire un documentaire sur les actrices, les populaires, les inconnues, les sex symbol, les has been... Filmant tout, avec ou sans leur accord, la réalisatrice va se prendre au jeu et se laisser dévorer par ces femmes aussi fragiles que manipulatrices...



  • Le Figaroscope

    http://scope.lefigaro.fr/guide/

    Jeanne Balibar en a marre de son image d'intello et rêve d'un film d'action ; Mélanie Doutey adopte ; Marina Foïs se « botoxe » ; Karin Viard a des ambitions hollywoodiennes mais pleure lorsqu'elle parle anglais…
    Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les actrices, les mégalos, les intellos, les névrosées, les déprimées, les « botoxées », les « has-been » avec ce vrai faux documentaire réalisé par Maïwenn. Une comédie irrésistiblement drôle et acide avec une ribambelle de comédiennes épatantes qui se sont prêtées au jeu en mettant leur ego au placard.



  • Fluctuat.net

    http://cinema.fluctuat.net/blog/tag-affiche.html

    Deuxième long-métrage réalisé par l'actrice Maïwenn, Le Bal des actrices est un documentaire fictif qui se penche sur le métier de comédienne. Audacieuse, l'affiche constitue un moyen très efficace de faire parler du film.
    Provocante, gracieuse, sordide, épurée : l'affiche du Bal des actrices suscite des qualificatifs variés. On y voit neuf des comédiennes (dont une Romane Bohringer enceinte) poser dans leur plus simple appareil. Si l'image joue avant tout sur l'idée d'actrices "sans artifices" qui se dévoilent et jouent la transparence (c'est le sujet du film), certains y voient une utilisation malsaine de la nudité.
    Cette affiche évoque celle de la série américaine The L Word, la différence étant que nos Françaises se trouvent ici en position allongée. Il est vrai que les codes iconographiques associent en général un corps renversé à l'idée de vice et de désordre. L'image peut également évoquer un charnier ou une fosse commune, reliant l'affiche à la pulsion de mort.
    Mais l'affiche du Bal des actrices possède également un éclat inhabituel dans nos contrées. Ces femmes qui revendiquent fièrement la propriété de leur corps évoquent les glorieuses heures du féminisme tout en se rapprochant de certains chefs d'oeuvre de la peinture.
    L'objectif de l'affiche est en tout cas rempli : l'attention du public a été attirée vers le film, que nous vous conseillons vivement. Créatif, bien écrit, drôle et sans complaisance, Le Bal des actrices brille par son casting (Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Estelle Lefebure, Linh Dan Pham, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karin Viard, Joey Starr, Pascal Greggory, Yvan Attal, Jacques Weber) et par ses nombreuses séquences musicales.
    Damien L



  • Yagg Magazine

    http://yagg.typepad.com/yagg

    Lundi soir, sur Canal+, dans La Boîte à questions du Grand journal, quelques-unes des comédiennes du Bal des actrices (demain dans les salles), le nouveau film de et avec Maïwenn— également présente—, s'en sont donné à cœur joie dans le genre déconnade à plein gaz. Baisers sur la bouche en veux-tu en voilà (Romane Bohringer avec Karin Viard, puis avec Julie Depardieu), Maïwenn qui fait un doigt d'honneur à Sarkozy, Julie Depardieu qui évoque avec lyrisme la "moule" de Karin Viard, et toutes qui dissertent en chœur sur les parties intimes d'Omar et de Fred (voir la vidéo ici). Quelle énergie!
    Côté promo, Maïwenn sait y faire, puisque l'affiche du film, très The L Wordienne (ci-contre) montre les comédiennes dans le plus simple appareil. Un ton très libre qu'on retrouve dans la bande-annonce du film — ce dernier comprendrait un très long baiser entre la réalisatrice et Estelle Lefebure.
    Yannick Barbe



  • Canal +

    http://player.canalplus.fr/#/207313/@pid1744.htm

    Julie Depardieu, Estelle Lefébure, Maïwenn, Karine Viard et Romane Bohringer au Grand Journal



  • Télérama

    http://www.telerama.fr/cinema/films/le-bal-des-actrices,370732,critique.php

    Il y a trois ans, Maïwenn « tout court » (elle se préfère sans son patronyme, Le Besco) nous avait bluffés avec son premier long métrage, Pardonnez-moi, une auto­fiction à fleur de peau, drôle et cruelle, son Festen à elle. Beaucoup plus glamour avec son casting prestigieux et son affiche féminissime, Le Bal des actrices est une autre forme de défi. Une fiction totale déguisée en documentaire où, toujours armée de sa petite caméra DV, la jeune ciné­aste colle aux basques de Karin Viard, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Julie Depardieu, Charlotte Rampling, Jeanne Balibar, Romane Bohringer ou encore Muriel Robin.
    Chacune interprète son propre ­rôle tout en se moquant - en se « jouant » - d'elle-même. En fait, c'est à un bal masqué, plein d'humour et de chansons composées par la fine fleur de la nouvelle chanson française (Benjamin Biolay, Anaïs...), que Maïwenn nous convie. Une farandole où elle déplace les étiquettes, faisant endosser à l'une celle d'une autre, décalant juste ce qu'il faut les images respectives de ses comédiennes.
    Karin Viard s'amuse comme une folle à jouer l'actrice qui trouve la France trop petite pour elle et ambitionne une car­rière aux Etats-Unis, quitte à sacrifier son rôle de mère. Pourtant, c'est dans la cour d'une ferme et dirigée par un Bertrand Blier réputé misogyne que cette coquine de Maïwenn filme Karin, affolée par une ­vache plus capricieuse qu'elle ! Mélanie Doutey devient une jeune star bankable déjà lasse de son statut et qui fuit se ressourcer en Inde. Mais, revenue de son escapade humanitaire, elle ne supporte pas d'avoir loupé « le rôle de sa vie », confié en son absence à une émouvante Romane ­Bohringer qui, elle, se croyait finie. L'une joue, l'autre pas...
    Au gré de la comédie pointent ainsi de vrais moments de vérité, particulièrement touchants : Julie Depardieu confiant que la quantité de fleurs dans ses cheveux augmente au gré de sa déprime, Marina Foïs humiliée par une directrice de casting qui ne connaît d'elle que Les Robins des bois, ou Estelle Lefébure soudain meilleure ­actrice que toutes les autres quand elle pleure derrière ses lunettes noires...
    Et Maïwenn dans tout ça ? Omniprésente, filmeuse filmée, s'inventant un amour avec un Joeystarr confondant de naturel et de drôlerie, elle est au centre de ce kaléidoscope cocasse sur ces femmes qui ont - plus que les autres ? - besoin d'être aimées. Summum de la mise en abyme, ­elle conclut son film par une projection privée où ses actrices, furibardes, prétendent qu'on ne voit qu'elle, Maïwenn, à l'écran ! Par cette pirouette finale, la petite maligne pare d'avance aux éventuelles ­critiques sur son narcissisme. Pardonnez-moi, demande-t-elle une deuxième fois. Pour savoir si bien mener ce bal, elle est toute pardonnée.
    Guillemette Odicino



  • Le Nouvel Obs

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/20090126.FAP0746/?xtmc=lebaldesactrices&xtcr=4

    L'obsession des actrices à rester jeune, leur désir de reconnaissance, d'être aimée et regardée: tels sont quelques-uns des thèmes abordés par Maïwenn dans son deuxième film, "Le bal des actrices" (mercredi dans les salles en France). En s'appuyant sur une pléiade de talentueuses comédiennes françaises de tous âges, elle réussit, entre fiction et documentaire, à traiter ces questions avec beaucoup d'humour, de fantaisie et d'auto-dérision.
    Tout au long du long-métrage, on suit Maïwenn qui suit elle-même, l'une après l'autre, toutes les actrices du film, qui ont chacune des problèmes différents (réels ou non). Elles les racontent par des mots, mais aussi à travers des chorégraphies agrémentées de chansons, particulièrement savoureuses, qui jalonnent le film. On notera notamment le duo insolite, tout en contrastes, entre Joey Starr et Charlotte Rampling, ou encore Karin Viard confiant dans une chanson qu'elle perd tous ses moyens en parlant anglais.
    On suit aussi une Karin Viard en train de traire une vache, ronchonnant, pour les besoins (fictifs) d'un film de Bertrand Blier dans lequel elle est censée jouer, le tout sous la caméra de Maïwenn, qui est elle-même filmée...
    A un autre moment, on découvre une Muriel Robin excédée de ne pouvoir jouer que des rôles comiques, et qui ferait n'importe quoi pour tourner dans une tragédie.
    Mélanie Doutey, avec son sourire contagieux, incarne une actrice un peu désabusée qui part se ressourcer en Inde, et devient une sorte d'Angelina Jolie. L'ex-mannequin Estelle Lefébure confie qu'elle veut être respectée comme une actrice, et ne pas être seulement la jolie fille de service, alors que Marina Foïs nous avoue qu'elle a des problèmes avec son physique, et qu'elle cherche à y remédier...
    Jeanne Balibar, Julie Depardieu, Romane Bohringer, Lin-Dan Pham ("De battre mon coeur s'est arrêté") et Karole Rocher ("Stella"), tout en jouant la comédie, évoquent aussi des choses qui, parfois, leur sont personnelles, ou qui peuvent concerner d'autres actrices. Quelques hommes (rares) se mêlent aussi au casting, notamment Yvan Attal et Joey Starr, qui jouent également plus ou moins leur propre rôle.
    Les actrices contactées par Maïwenn ont accepté de se prêter au jeu, à l'exception de quelques-unes qui ont décliné l'invitation. "La plupart des comédiennes se sont engagées sans lire" le scénario, raconte même la jeune réalisatrice, insistant sur le fait qu'elle souhaite donner le maximum de liberté à ses acteurs sur le tournage. Ce qui se sent d'ailleurs dans le film. "Je ne veux pas enfermer les acteurs dans un carcan. Donc, sur le plateau, si après avoir lu la scène, ils veulent changer certains mots, cela ne me dérange pas!"
    Maïwenn, qui parle aussi d'elle à travers les personnages du film, estime qu'"une actrice, c'est une femme à son extrême". "Elle est un peu plus folle que les autres, elle a un peu plus besoin d'amour que les autres. Une femme devient actrice parce que c'est le meilleur moyen d'apaiser un manque affectif", assure-t-elle.
    Dans "Le bal des actrices", Maïwenn, dont c'est le deuxième long-métrage après "Pardonnez-moi" (2006), commet quelques maladresses, notamment dans le cours d'art dramatique où une élève (Karole Rocher) s'oppose systématiquement (et un peu lourdement) à tout ce qu'enseigne sa professeur, incarnée par Christine Boisson.
    Mais dans l'ensemble, la réalisatrice, qui s'appuie sur un scénario solide, surprend agréablement et fait preuve d'une grande liberté de ton. Vient s'ajouter à cela une affiche très originale sur laquelle on voit une partie des actrices du film nues, couchées les unes contre les autres. Au final, on passe un très bon moment à les suivre dans leur quotidien. Le petit jeu consiste à essayer de deviner ce qui est vrai, et ce qui est faux...
    AP



  • La Tribune

    http://www.latribune.fr/accueil/a-la-une.html

    Jouer la comédie méritait bien un film. Certains s’y sont déjà collés, comme Bertrand Blier (Les Acteurs, en 2000). Mais parler des femmes dans ce métier est un propos inédit que Maïwenn, jeune comédienne devenue réalisatrice, a voulu raconter, invitant même Blier à ses côtés pour jouer son propre rôle. On le voit donc diriger une Karin Viard formidable en fermière qui traie les vaches. Et la façon dont il corrige le jeu de la comédienne, pour obtenir l’inverse de ce qu’elle donne, est jubilatoire.
    Avec Le Bal des actrices, on est dans le trompe l’œil absolu. Au point de ne plus savoir où s’arrête la fiction et où commence la vérité. Celle de Blier, et celle de Viard… C’est tout l’enjeu du film de Maïwenn qu’elle maîtrise fort bien. Quand Muriel Robin se fait traîner plus bas que terre par Jacques Weber dans une répétition de théâtre, on se pince d’abord, avant de comprendre qu’une telle humiliation est possible.
    Que Marina Foïs, la plus naturelle de nos jeunes actrices, se lamente sur son physique et rêve des miracles du botox dans le cabinet d’un chirurgien, c’est aussi la névrose la plus fréquente des femmes qui "vendent" leur visage et leur corps chaque jour.
    A quoi sert un cours d’art dramatique ? Est-ce vraiment utile ? Le film ne donne pas la réponse, mais la scène entre l’élève Karole Rocher et la prof Christine Boisson est l’une des plus fortes du récit . Et cela vaut pour toutes les autres, Charlotte Rampling, Julie Depardieu, Jeanne Balibar comme pour Romane Bohringer, filmée pendant sa "vraie" grossesse.
    Entrecoupée par des pauses musicales façon Demy, cette oeuvre vive et surprenante nous dit tout sur les espoirs et les déprimes, les aspirations et les échecs des comédiennes.
    Car la légèreté et le rire se mêlent sans cesse à la gravité du sujet qui, au-delà des actrices, traite aussi de la place de la femme dans la société. Maïwenn est une provocatrice, à l’instar de son affiche. Mais aussi une vraie cinéaste.



  • Ouest France

    http://www.ouest-france.fr/sortir/cinema_film_-Le-bal-des-actrices_film-8183397-accueil_cine.Htm

    Une réalisatrice, se lance dans un documentaire sur les actrices, filmant tour à tour leurs bons et leurs mauvais côtés. Elle va se laisser prendre au jeu et se laisser dévorer par ces femmes aussi fragiles que manipulatrices.
    Vous les reconnaissez? Un méli-mélo de corps dénudés laissant deviner les visages de Jeanne Balibar, Julie Depardieu, Kain Viard, Mélanie Doutey, Estelle Lefébure, Romane Bohringer, Maïwenn, entre autres beautés souriantes et intrigantes qui se prélassent sur l'affiche.
    Autant vous détromper tout de suite. Si c'est pour les retrouver dans ce plus simple appareil à l'écran que vous vous dirigez vers la salle du quartier, rebroussez vite votre chemin. Cette scène est une fiction juste destinée à faire l'affiche du Bal des actrices. Alors, tromperie sur. la marchandise? Même pas, car cette comédie est bien une radicale mise à nu collective. Dans le sens figuré du terme.
    Maïwenn est de retour. Elle avait frappé fort avec Pardonnez-moi, un premier long-métrage qui lui a valu une nomination au César de la catégorie il y a trois ans. Elle revient encore avec un sujet bouillant d'introspection, d'analyse, de confession, mais cette fois sur le ton permanent de l'humour et de la dérision. Quelques stars ont refusé de jouer le jeu, mais elle a pourtant convaincu un épatant générique de figures bienaimées de se prêter à l'exercice. Toutes viennent là jouer un personnage qui porte leur propre nom, mais dans une partition malicieuse qui embrouille le faux et le vrai pour déstabiliser en continu la lecture que l'on peut faire du scénario et des rôles.
    Le procédé est riche de possibilités et de trouvailles, il offre des scènes cocasses: ici Karin Viard en panne de rêve hollywoodien trait des vaches dans un film de Blier, Romane Bohringer fait des ménages pour traverser une conjoncture ringardisée, Marina Foïs se donne des soucis avec les formes de son physique, Jeanne Balibar peste d'être éternellement considérée comme l'égérie du cinéma intello. Et Maïwenn elle-même doit subir à la maison les sarcasmes de son compagnon Joey Starr, irrésistible, ironisant sur son film «même pas connu».
    Afficher le vrai pour dire le faux, à moins que ça ne soit le contraire. Toutes les protagonistes jouent avec leur image d'une prétendue réalité. Le jeu est permanent, il s'amuse des clichés, des légendes, des vérités, sur le métier de la comédie. Mais ce propos qui met en abyme des rancoeurs, des plaisirs, des fantasmes, des rêves et des ressentiments nous concernent tous. Il est question du destin que l'on s'est imaginé et de l'existence que la vie nous a donnée. Des rapports que l'on a avec l'autre et avec soi-même. Du regard que l'on peut porter, dans l'indulgence ou dans l'exigence, sur ce que l'on est. Et sur ce que l'on sera. Peut-être.



  • L'Express

    http://www.lexpress.fr

    Il ne faudrait pas l'ébruiter, d'autant que ma femme a des oreilles, mais je suis souvent tombé amoureux des actrices. Gene Tierney et Ava Gardner, alors que j'abordais ma phase acnéique, Michelle Pfeiffer, lorsque j'étais en pleine montée de sève ; aujourd'hui, j'ai un faible pour Uma Thurman, qui ne le sait toujours pas, tant pis pour elle - je ne cite que des Américaines, pour ne pas rendre jalouses les Françaises.
    C'est ainsi que fonctionne le cinéma, qui alimente ce rapport particulier entre le spectateur et l'acteur - terme asexué, ici - où se mêlent séduction, pulsion, empathie, identification. Toutes choses troublantes, parfois assaisonnées d'un peu de rationalité, mais qui, au final, nourrit l'imaginaire que chacun investit dans un film. A cela il faut ajouter le rapport de proximité que l'on entretient avec l'acteur. Dans son essai Les Stars, publié en 1957, Edgar Morin écrivait, en substance, que le statut de star de Grace Kelly s'était largement ébréché le jour où parut, dans Paris Match, une photo la montrant en train de préparer des spaghettis à la bolognaise. Ainsi cette proximité, entretenue par la télé, la presse et la pipolisation parfois outrancière, redessine-t-elle le lien entre le comédien et le public.
    C'est ce lien que filme Maïwenn dans son très pertinent et très amusant Bal des actrices. La jeune cinéaste se met elle-même en scène, alors qu'elle réalise un documentaire auquel participent, notamment, Karin Viard, Muriel Robin, Julie Depardieu ou Marina Foïs. Intelligemment, Maïwenn s'est engouffrée dans cet espace mouvant qui existe entre les désirs de l'actrice et l'image qu'elle s'est forgée, parfois à son corps défendant - intello, has been, capricieuse... Un faux film et un vrai documentaire, ou le contraire, de la fiction minée par le réel, de la réalité empoisonnée par du cinéma, il y a tout cela dans Le Bal des actrices. Et plus encore : du plaisir
    Eric Libiot

    J'ai commencé ce métier toute petite....

    Acte I : Enfant star malgré moi
    « J'ai commencé ce métier toute petite pour faire plaisir à ma mère comédienne qui rêvait de faire de moi une star. J'étais dans une telle quête d'amour... Certains enfants fabriquent des tableaux avec des pâtes et du carton pour que leurs mamans soient fières d'eux. Moi, je courais les castings. Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à autre chose que le cinéma, ma mère a cassé mes rêves. Elle me disait : "Tu ne vas pas être styliste et porter des sacs de vêtements toute la journée", "Tu ne vas pas maquiller la bouche des actrices". J'ai arrêté juste au moment où l'on commençait à parler de moi, après Lacenaire (avec Daniel Auteuil) et La Gamine (avec Johnny Hallyday). J'ai suivi des cours d'anglais, de littérature, de philosophie. J'ai intégré une école de mode. Et j'ai même réalisé et monté le making of de Léon (de Luc Besson). C'était sans doute un brouillon de ce que je vis aujourd'hui... J'ai mis des années à savoir qui j'étais, mais je sais que la mise en scène réunit tout ce qui me plaît : suivre la technique, choisir les décors et les costumes, jouer... un peu. »

    Acte II : Hollywood love story
    « A 16 ans, j'ai épousé Luc [Besson], nous avons eu une petite fille et nous nous sommes installés à Beverly Hills. J'étais très amoureuse. Je menais une vie de princesse et d'étudiante. Luc a été une oasis. Jusque-là, j'avais eu la sensation de n'avoir vécu que pour mes quatre frères et soeurs, pour ma mère.

    Je sortais de cette relation compliquée avec le cinéma et je n'ai pas voulu tourner de films avec lui. J'aurais pu jouer dans Léon (1994) - cette histoire d'amour entre une fille de 12 ans et un homme de 30 ans était quand même très inspirée de la nôtre - mais j'ai mis un point d'honneur à refuser. J'ai repris au pied levé le rôle de la diva dans Le Cinquième Elément. A Hollywood, j'ai rencontré les plus grandes stars - Demi Moore, Bruce Willis, Madonna, Sharon Stone... - très peu d'entre elles m'ont plu. Souvent, ce sont des robots qui affichent le même sourire, qui sont mal élevées, comme Sting, notamment. Seul Stallone m'a touchée. Sa sensibilité est sincère. J'ai écrit un livre qui racontait mon parcours, de Belleville, où j'ai grandi, à Los Angeles, mais l'éditeur a trouvé un titre racoleur : Beverly Hills ou l'amour lolita. La couverture me représentait très maquillée. Je me suis soudain sentie chez des ennemis et j'en ai interdit la publication. »
    Acte III : Ma vraie naissance professionnelle
    « Quand j'ai écrit mon premier one-woman-show, Le Pois chiche, personne n'y croyait. "Quoi ? un spectacle sur ta vie ! Sur ta mère ! C'est pas un peu prétentieux ?" Je pensais : "Oui, peut-être !" Et puis : "Mais qu'est-ce que j'ai à perdre ? De toute façon, je n'ai aucune crédibilité." Je portais une sacrée casserole : "L'ex de Besson qui monte un spectacle." J'ai loué un lieu pour un soir, j'ai eu des propositions de plusieurs théâtres et j'ai choisi le Café de la Gare. Je me suis réellement battue comme une acharnée, sans l'aide d'une production, sans publicité. Avec le succès du Pois chiche (2003), j'ai repris confiance en moi. J'ai trouvé des réponses à mes questions. Les gens m'ont lancé : "Alors ? ça va mieux avec ta famille ?" Non. C'est aussi pathétique. Mon père, ma mère et moi, ça reste trois univers différents. »

    Acte IV : Ma première mise en scène
    « J'ai connu en tant qu'actrice les situations les plus horribles : les comparaisons dures avec les autres comédiennes ; les coups de fil où l'on me prenait pour ma soeur Isild, comédienne elle aussi. Les "vous êtes trop typée, trop grande". La remise en question est permanente. Alors, j'ai décidé de ne pas entrer dans les névroses d'actrices : la peur du gouffre du temps, la quête du désir du metteur en scène... Et de passer à la réalisation avec Pardonnez-moi, qui était mon spectacle à la puissance 10. Je l'ai écrit en un mois et tourné en trois semaines avec un budget de 35 000 euros. Une fois de plus, personne ne m'a fait confiance. Luc, qui avait déjà proposé de m'épauler pour Le Pois chiche, m'a tendu la main. No way. Je voulais être responsable de tout. Et puis c'est le père de ma fille et le film réglait quand même des comptes avec ma famille... »

    Acte V : Le Bal des actrices
    « J'évoque avec humour et légèreté les statuts divers de l'actrice à partir d'anecdotes entendues, vécues ou inventées. Mais, au fond, le thème des actrices est un fond d'écran. Ce qu'il en ressort, c'est surtout la condition de la femme. Ses combats, ses envies, les humiliations qu'elle encaisse au travail. J'ai choisi des comédiennes dont la personnalité m'intriguait, comme Jeanne Balibar, dont je n'avais vu aucun film. Karin Viard, qui m'avait laissé un message sur mon répondeur après avoir regardé mon premier long-métrage. Ou Estelle Lefébure, car, à travers elle, je pouvais évoquer les a priori que subissait un top-modèle reconverti en comédienne. Isabelle Adjani devait aussi participer au film, mais elle a été choquée par son rôle, celui d'une femme sans âge qui se cache derrière son chapeau, ses lunettes. On s'est fâchées. Elle a dit dans les journaux que j'étais manipulée par ma mère, que celle-ci prenait sa revanche. Je ne permets pas qu'on parle ainsi de ma mère.

    Aujourd'hui, j'ai l'impression de rattraper le temps perdu. Je travaille tout le temps. Je me couche et me lève tôt pour m'occuper de mes deux enfants. A mes amis trentenaires qui veulent m'entraîner dans les clubs, aux soirées, aux premières, je réponds que je suis déjà beaucoup beaucoup sortie la nuit... quand j'avais 12 ou 13 ans. »



  • AFP

    http://www.afp.fr/afpcom/fr/

    Le Bal des actrices" : les stars, femmes comme les autres, mises à nu

    PARIS (AFP) — Dans les pas de Bertrand Blier qui avec "Les Acteurs" proposait des portraits ironiques de comédiens, Maïwenn propose le même exercice de style au féminin avec "Le Bal des Actrices", en salles mercredi, abordant avec humour le quotidien de stars de cinéma.
    Comme le démontre l'affiche où elles apparaissent dans le plus simple appareil, Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Estelle Lefébure, Linh-Dan Pham, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karin Viard et Maïwenn Le Besco, aussi à la réalisation, se mettent à nu dans leur vie de tous les jours.
    Les protagonistes s'interrogent sur leur carrière, leur égo, leurs états d'âme et aussi la compétition qui peut les opposer, passant avec jubilation de la fiction à la réalité, selon des postures assignées par la réalisatrice.
    Si les actrices jouent sous leurs propres noms, les dialogues et situations, signés Maïwenn, sont censés être inventés.
    Le spectateur n'en est pas moins invité à un savoureux jeu de pistes pour démêler le vrai du faux : qui est vraiment la plus folle, la plus fragile, la superficielle, la plus mégalos des actrices françaises ?
    Réalisant ici son deuxième film après "Pardonnez-moi" en 2006, documentaire autobiographique évoquant un père violent, Maïwenn change de registre en misant sur l'humour, la légereté et la dérision.
    Elle filme à nouveau caméra au poing et chaque séquence avec ses actrices se conclut par un petit bijou rappelant les scènes glamour des photographes Pierre et Gilles : embarquées dans des chorégraphies kitsch, les actrices de Maïwenn interprètent des chansons spécialement composées par Benjamin Biolay, Pauline Croze, Holden ou Marc Lavoine.
    Etonnant dans le rôle du compagnon de Maïwenn pour ses débuts au cinéma, JoeyStarr a écrit la chanson interprétée par Charlotte Rampling dont le personnage exprime le difficile rapport qu'une actrice entretient avec le temps qui passe.
    Karine Viard joue à l'actrice qui rêve d'Hollywood sans être capable de parler un mot d'anglais, tandis que Jeanne Balibar, dans la posture de l'intello de service, finit en héroïne de jeux vidéo.
    "Muriel Robin m'a fait part de sa souffrance de ne pas être assez demandée pour jouer autre chose que le clown de service. Je suis partie sur cette piste et elle n'a eu aucun problème à jouer en son propre nom des choses humiliantes", explique Maïwenn.
    Avec Estelle Lefébure, la réalisatrice s'en donne à coeur joie en développant la thématique de la fille très belle qui n'est jamais respectée comme actrice. Marina Foïs, l'ex-Robin des Bois, n'a pas rechigné à se mettre dans la peau de l'actrice obsédée par son image au point d'avoir recours le plus souvent possible au Botox.
    "Une actrice, c'est une femme à son extrême, un peu plus folle et avec un peu plus besoin d'amour que les autres", estime Maïwenn. "Le métier d'actrice dans mon film, n'est qu'un prétexte à l'expression de la condition de la femme telle que je la vois aujourd'hui".



  • 20 Minutes

    http://www.20minutes.fr/





  • Le Journal du Dimanche

    http://www.lejdd.fr/cmc//culture/200905/le-bal-des-actrices-la-critique_182063.html

    Par Carlos GOMEZ
    Le Journal du Dimanche
    Quand le cinéma observe le cinéma, la caméra souvent s'amuse. C'était vrai il y a trente ans dans La Nuit américaine, dont Truffaut avait situé l'action cocasse sur un de ses propres tournages. C'est vrai aujourd'hui dans Le Bal des actrices, où Maïwenn joue à Maïwenn, qui prétend tourner un documentaire sur le quotidien d'une poignée de comédiennes bien connues.
    Toutes ont accepté d'apparaître sous leur propre nom et jouent ici avec leur face visible, leur image publique, qu'elle soit vraie ou pas... L'illusion est aussitôt parfaite et le trouble, ainsi, crée le moteur de notre curiosité. Maïwenn, trop heureuse de son effet, pourrait alors dire en empruntant à Vian, "tout est vrai, puisque je l'ai inventé".
    Pendant ce temps-là les acteurs...
    C'est d'un grand coup de pied que la réalisatrice, elle-même actrice de sa fantaisie, pousse la porte qui conduit aux coulisses de son métier. Bienvenue à mégaloland, le monde merveilleux du tout-à-l'ego et de la compétition acharnée derrière de grands sourires. C'est "Danse avec les louves", cette histoire! On y croit. On y est.
    On perçoit aussitôt la dimension sublime de la profession. Et puis l'autre, tellement dérisoire. On y devine le poids du regard extérieur et l'envie névrotique d'être aimée, qui a poussé toutes ces femmes un jour dans la lumière. Maïwenn s'en amuse. Mais ne parodie jamais.
    La peur dirige souvent la vie de ses actrices. Mais elles trouvent toutes l'occasion d'en rire : peur de vieillir (hilarante Marina Foïs et sa tirade sur le Botox) ; peur de mal faire (Karin Viard qui plante, colossale, une audition en anglais) ; peur de finir has been (Romane Bohringer exceptionnelle en cachetonneuse de soirées sponsorisées) ; peur aussi d'être recalée (comme Mélanie Doutey dont la nature comique explose ici). Peur enfin d'être mal vue (irrésistible Lin Dan Pham, confrontée verbalement à ses "parents" vietnamiens) ou simplement de passer à côté de sa vie, en végétant dans des cours d'art proprement "dramatiques". C'est un prétexte à la seule scène tragique, entre l'élève (Karole Rocher, explosive) et le maître, Christine Boisson.
    Maïwenn a su ménager à chacune de ses actrices son grand moment de célébrité (seul le rôle écrit pour Julie Depardieu est en dessous) le temps de mini-numéros chantés et dansés qui ajoutent à l'originalité et à la fraîcheur de ce film, à la fraîcheur communicative où les hommes, acteurs ou pas (Joey Starr, drôlissime) se contentent de compter les points, ou de faire banquette. Pendant que les actrices dansent. Entre elles.



  • Culture Cie

    http://culturecie.com/

    Sujet casse gueule. C’est le genre de film que l’on va voir avec une certaine appréhension quant à sa capacité à supporter un long sans doute nombriliste, complaisant et faussement critique sur le monde des actrices françaises. Eh bien les appréhensions s’évaporent au fur et à mesure de la projection… tout devait pourtant me rendre ce film antipathique à priori, jusqu’à la présence de Joey Starr. Mais Maïwenn opère un joli petit tour de force. L’esquisse…

    Une réalisatrice (Maïwenn), en couple avec Joey Starr, entreprend la réalisation d’un documentaire sur des actrices françaises. « Toutes les actrices : les populaires, les inconnues, les intellos, les comiques, les oubliées... » Ainsi va-t-elle entrer dans l’intimité de nombreuses comédiennes telles que Jeanne Balibar, Karine Viard, Charlotte Gainsbourg, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Charlotte Rampling, Muriel Robin…

    La critique de Nicolas Urlacher…
    Maïwenn est très maline, il faut dire. Elle crée un imbroglio de mises en abîme, d’effets de miroir qui font qu’on ne sait plus où nous en sommes et qu’on se pose plein de questions sur ce qu’on est en train de voir. Faux documentaire sur des actrices qui jouent leur propre rôle, vraie fiction ? Le genre de questions que l’on se posait déjà devant « Venice/Venice » d’Henry Jaglom. On voit à un moment donné Karine Viard tourner une scène où elle doit traire une vache pour Bertrand Blier… est-ce que Maïwenn a profité d’un vrai tournage de Blier ou est-ce que tout est totalement inventé et scénarisé pour « Le Bal des actrices » ? Beaucoup de caméras donc… celle qu’on ne voit pas et qui filme le tout, celle que Maïwenn a en permanence avec elle pour filmer le quotidien des comédiennes, celles qui parfois s’ajoutent lors de scènes de tournage ou d’essais. Ça donne presque le tournis et le spectateur est troublé par ces différentes couches de réel et de fiction.
    Un thème d’ailleurs à l’honneur dès le premier plan du film, où Maïwenn annonce la couleur en lisant un numéro des « Cahiers du cinéma » consacré au retour du réel au cinéma. Et elle explique ensuite aux comédiennes, qu’elle essaie de convaincre de participer à son projet, qu’elle va les filmer comme elles n’ont pas l’habitude de l’être, au réveil pas maquillées par exemple – thème qui avait d’ailleurs fait l’objet d’un livre photographique signé Véronique Vial il y a bien des années. Et je dois dire qu’on prend un certain plaisir, peut-être sadique, à voir ces actrices un peu maltraitées par des réalisateurs : un peu déprimées, elles se révèlent sous un jour plus humain. Désacralisées, avec leurs faiblesses, leurs névroses (puisqu’il est beaucoup question de ça), leur égocentrisme et leur susceptibilité. Certes, il ne s’agit pas d’un vrai documentaire et tout ça n’est que composition, mais les comédiennes en sortent d’autant plus grandies. Et au passage, permettent de donner lieu à des scènes vraiment drôles ou plutôt tendues.
    Des scènes entrecoupées par des séquences chantées (d’où le titre), très kitch, pouvant prêter à sourire et n’ayant d’autre fonction que de rappeler qu’il s’agit d’une farce qui ne se prend pas trop au sérieux. La farce entière a quant à elle la fonction carnavalesque de désacraliser un peu, et le temps d’un film donc, les icônes que sont les actrices. La pirouette finale de Maïwenn est habile puisqu’elle réussit à se mettre tout le monde à dos et de ce fait à s’auto-égratigner. Au final la réalisatrice a soigneusement évité tous les écueils d’un tel projet, que des gens mal intentionnés comme moi n’auraient pas manqué de relever. Du coup la sincérité de sa démarche, son regard critique et léger à la fois, sa mise en scène maline et une direction d’acteurs impeccable rendent son film assez sympathique.

    La presse en parle…
    " (...) culture de l'humour sur soi, (...) regard distancé posé sur tout (...) Maïwenn reprend dans Le Bal des Actrices une forme qu'elle explore et affine. " Emily Barnett - Les Inrockuptibles
    " Avec Le Bal des actrices, Maïwenn entre dans la cour des grands. " Emmanuèle Frois - Le Figaro
    " Petit film supra- culotté qui ne ressemble à aucun autre (...). " TéléCinéObs
    " (...) c'est à un bal masqué, plein d'humour et de chansons composées par la fine fleur de la nouvelle chanson française (Benjamin Biolay, Anaïs...), que Maïwenn nous convie. (...) " Guillemette Odicino - Télérama



  • Le Soir

    http://www.lesoir.be







  • Fémina : CONCOURS

    http://www.femina.fr/concours/concours-le-bal-des-actrices

    Fémina organise un concours en rapport avec le nouveau film “Le Bal des Actrices”, qui sort en salles le 28 janvier.
    Sous forme de mini-quizz, vous devez répondre à 4 questions afin que votre participation soit enregistrée.
    Voici les réponses :
    1) L’été meurtrier
    2) Monica Bellucci
    3) Benjamin Biolay
    4) 3 films
    Dotations du jeu :
    50 lots de 2 places de cinéma pour aller voir le film Le Bal des Actrices, dès sa sortie en salle. (valeur unitaire des lots = 20 euros).



  • Autres Extraits de Presse

    Cahiers du Cinéma - Jean-Michel Frodon
    (...) on veut bien croire en effet que sans expliquer grand-chose, cela "dit" -suggère, évoque, titille quelque chose de très juste et de très opaque, du côté de ce que sont, de ce que font les actrices.

    TéléCinéObs - ME Rouchy
    (...) Petit film supra- culotté qui ne ressemble à aucun autre (...).

    Télérama - Guillemette Odicino
    (...) c'est à un bal masqué, plein d'humour et de chansons composées par la fine fleur de la nouvelle chanson française (Benjamin Biolay, Anaïs...), que Maïwenn nous convie. (...)

    Le Parisien - Marie Sauvion
    (...) Un film drôle et intrigant, doté d'un casting exceptionnel et fort d'une ambition plus maligne qu'il n'y parraît (...)

    Le Figaroscope - la rédaction
    Une comédie irrésistiblement drôle et acide avec une ribambelle de comédiennes épatantes(...)

    Ouest France - la rédaction
    Une piquante comédie de mensonge-vérité.
    Le Bal des Actrices est une vraie réussite qui parvient à se soustraire de l'effet people engendré par le prestigieux casting. La réalisatrice ne perd jamais de vue son sujet principal et parvient à nous faire vivre un nombre incalculable d'émotions à travers l'existence de ces actrices qui sont avant tout des femmes...

    Le Journal du Dimanche - Carlos Gomez
    (...) C'est "Danse avec les louves", cette histoire! on y croit! On y est!

    Elle - Françoise Delbecq
    (...) Maïwenn invente-t-elle un nouveau genre? (...) Casting formidable.

    Marianne - Danièle Heymann
    (...) faux documentaire, vrai bonheur.

    Première - Isabelle Danel
    Le Bal des actrices ets une belle surprise qui prend constamment le spectateur à contre-pied (...) Si, avec ce film, Maïwenn nous dit qu'elle veut être vue comme une réalisatrice à part entière, c'est réussi.

    La Croix - Arnaud Schwartz
    En dépit de quelques errements, [Maïwenn] surprend pas son sens aiguisé de la caricature et de l'autodérision.

    Brazil - Eric Coubard
    (...) Le Bal des Actrices est un film frais, original et dynamique à l'image de sa jolie réalisatrice (...).

    Positif - Nicolas Bauche
    Un 8 Femmes à vif.

    Metro - Rania Hoballah
    Maiwenn revient avec un deuxième long métrage jubilatoire (...) Le bal des actrices est un film sur les femmes. Et c'est peut-être ça qui le rend si touchant.

    20 Minutes - Caroline Vié
    (...) La réalisatrice fait partager sa passion avec une pudeur remarquable et un humour ravageur, témoignant d'un vrai talent de cinéaste.

    Les Inrockuptibles - Emily Barnett
    (...) culture de l'humour sur soi, (...) regard distancé posé sur tout (...) Maïwenn reprend dans Le Bal des Actrices une forme qu'elle explore et affine.









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